Retrouver la forme et la santé est au cœur de nos préoccupations. Pourtant, les Québécois sont de plus en plus gros. Pour remédier à la situation, nombreux sont ceux qui se rabattent sur des diètes et des régimes amaigrissants dont les résultats sont souvent de courte durée.

Le scénario classique: une personne ayant quelques livres à perdre s’astreint à un régime draconien qui lui permet d’atteindre le poids désiré. Régimes Atkins, californien, Dr Dukan, Montignac… les régimes censés faire des miracles sont légion. Mais voilà qu’après quelques semaines, l’aiguille du pèse-personne recommence à grimper et fracasse un nouveau record de pesanteur. Qu’est-ce qui entraîne un tel phénomène?

Perte de la masse musculaire
Premièrement, l’organisme déclenche le mode famine lorsqu’il est confronté à une réduction drastique de l’apport en calories. Sa première réaction est de chercher une nouvelle source d’énergie, plus facilement accessible dans les muscles que dans la graisse. Or, les tissus musculaires contribuent grandement à brûler les calories que nous ingérons. Une fois le régime amaigrissant terminé, une personne ayant perdu de la masse musculaire dépensera donc moins d’énergie qu’auparavant et aura plus de difficulté à maintenir son poids.

De peur d’être affamé de nouveau, le corps fait des réserves
De plus, biologiquement et pour des raisons historiques, le corps est beaucoup plus engagé dans la prévention de la famine que dans la lutte contre l’obésité. En conséquence, il est prompt à réagir lorsque l’apport calorique quotidien n’est même plus suffisant pour alimenter le métabolisme de base, soit la quantité minimale de calories nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme. Le métabolisme de base des femmes est d’environ 1300 calories par jour et celui des hommes d’environ 1500. Si ce seuil n’est pas atteint, le corps abaisse le métabolisme de base pour parvenir à fonctionner. Le problème est qu’il le maintient abaissé quand l’alimentation normale reprend de manière à se constituer des réserves. Difficile alors de ne pas prendre de poids. D’ailleurs, 80 % des personnes qui font des régimes reprennent leur poids et même davantage dans l’année qui suit, prétend le Dr Christopher Schults, médecin spécialisé dans les problèmes chroniques tels que l’obésité.

Les régimes amaigrissants ne sont donc pas recommandés. Les résultats sont temporaires et le fait d’y avoir recours à répétition risque d’empirer la situation.